Poker : si la parole est d’argent, le silence est d’or

Les techniques sont très nombreuses pour se forger une vraie personnalité dans l’art du poker. Difficile de faire le tri entre la vérité, les légendes et les techniques qui ne fonctionnent que sur une poignée de chanceux. Cet article vise à lever le voile sur le choix de parler ou pas pendant une partie de poker particulièrement tendue. Est-ce que vous êtes plutôt du genre « pie bavarde » ou « muet comme une carpe » ? Voici comment cela peut impacter votre jeu…

Parler pendant une partie de poker peut révéler votre nervosité

Les « tells » sont des éléments physiques qui en disent long sur votre main à l’ensemble de vos adversaires. Il est nécessaire de les atténuer, voire de les faire disparaître, pour éviter de donner trop d’indices flagrants aux autres joueurs. Si se tordre les mains, cligner des yeux ou se racler la gorge font partie des signes de nervosité qui raviront votre adversaire, on ne parle pas assez de votre langue.

Quand vous parlez, vos mots ont de l’importance, mais pas autant que la manière dont vous les dites. On peut facilement détecter l’angoisse ou la joie dans une intonation. Ainsi, si vous cherchez à intimider l’adversaire, assurez-vous de ne faire transparaître aucune d’émotion dans votre voix.

« William Kassouf, cet avocat littéralement intarissable […] fascine autant qu’il énerve ses adversaires. […] Il parle tout le temps, y compris quand le jeu nécessite que les joueurs se concentrent »

De plus, le fait de bavarder peut souligner votre malaise face au silence et selon la loi de la jungle, le premier qui cède est mangé. Il serait donc très judicieux de démontrer votre discipline en gardant vos pensées pour vous et en considérant ce silence comme un défi supplémentaire. Vous verrez que celui qui possède le silence détient souvent le pouvoir, en particulier si vous maîtrisez bien la « poker face ». Quel que soit votre sentiment intérieur, il sera camouflé par votre apparence calme.

D’autres joueurs soutiennent le fait qu’être silencieux au poker est synonyme de faiblesse

On ne peut écrire ces lignes sans penser au plus célèbre des contre-exemples du poker. Peut-être que vous avez déjà entendu son nom, il est connu comme le loup blanc. Il s’agit de William Kassouf, cet avocat littéralement intarissable qui fascine autant qu’il énerve ses adversaires. Sa technique ? Il parle tout le temps, y compris quand le jeu nécessite que les joueurs se concentrent. William Kassouf ne se démonte absolument pas et part dans un monologue qui déstabiliserait un moine tibétain.

Cette aptitude à tout le temps parler pour marteler l’esprit des autres joueurs, William Kassouf en a fait sa marque de fabrique. Et cela fonctionne ! Excédés, ses adversaires jettent l’éponge ou font l’erreur fatale qu’ils n’auraient jamais commise s’ils avaient pu bénéficier d’un instant de répit auditif. Le but de Kassouf n’est pas de parler pour communiquer des informations ou partager des points de vue, son discours est un bruit blanc où le sens des mots est inutile, c’est une véritable torture pour certains joueurs qui ne parviennent pas à reprendre le fil de leur pensée et sont poussés à la faute.

Quel style de jeu s’adapte à votre profil de joueur de poker ?

Rares sont les joueurs comme Kassouf qui peuvent se concentrer sur leur jeu et déconcentrer leurs adversaires. Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec cette tactique, aussi efficace soit-elle, abstenez-vous. Vous gaspillerez de l’énergie et vous en dévoilerez plus que prévu sur votre jeu. Nous vous conseillerions plutôt de vous lancer dans la méditation pour ne plus avoir peur du silence. Comme dit le proverbe populaire : « il vaut mieux se taire et passer pour un idiot que de parler et le prouver ».

En revanche, si vous avez la « tchatche » facile et que parler est aussi naturel que respirer au point de pouvoir focaliser votre attention sur ce que vous dites et ce que vous pensez, alors cette méthode pourrait bien vous faire gagner énormément d’argent.

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