Les théorèmes de Sklansky et Morton

De plus en plus de théories se bousculent dans le milieu du poker. Elles promettent toutes plus ou moins la même chose : des revenus rapides et surtout réguliers. Or, il est très compliqué de connaître la réelle efficacité de ces méthodes bien souvent peu fiables. Fort heureusement, deux mathématiciens de renom ont mis au point des théories qui ont depuis longtemps fait leurs preuves. Il s’agit des théorèmes de Sklansky et Morton. Suivez le guide !

Le Théorème de Sklansky

David Sklansky, ancien joueur de poker, est également l’auteur du livre Theory of Poker, un manuel publié aux USA en 1987 et qui est dorénavant disponible dans le reste du monde. Selon Sklansky, « chaque fois que vous jouez un coup autrement que si vous connaissiez les cartes adverses, ce sont eux qui gagnent ; mais chaque fois que vous jouez un coup comme si vous connaissiez les cartes adverses, c’est vous qui gagnez ». Cette devise s’applique aussi à vos adversaires ! Imaginez qu’ils jouent une main autrement que s’ils connaissaient vos cartes, vous aurez la certitude de l’emporter ! En gros, Sklansky vous encourage à lire le jeu de vos rivaux. Si votre lecture est efficace, vous gagnerez probablement plus d’argent que vous ne le méritez. Le précepte majeur de Theory of Poker est que vous devez vous concentrez sur ce qui vous entoure, et ne pas la jouer nombriliste. Vous devez adapter votre façon de jouer en fonction de la concurrence. Et c’est pourquoi décrypter les mains de vos rivaux est essentiel.

L’avantage du Théorème de Sklansky est qu’il ne s’applique pas uniquement au Texas Hold’em No Limit. Toutes les autres variantes à limites fixes, notamment le Stud, le Razz et le Draw Poker, sont concernées.

Le Théorème de Morton

Le Théorème de Morton, exposé en 1997 par Andy Morton, un mathématicien de métier, avait simplement pour but de contredire un article de Mike Caro, surnommé The Mad Genius, lui-même auteur de nombreux ouvrages sur le poker mais qui n’a jamais gagné aucun WSOP. Mike Caro avait réagi dans un magazine spécialisé et expliqué que cela ne sert à rien de relancer lorsqu’on a une main qui n’a pas le potentiel pour toucher le pot. « C’est une erreur de relancer lorsque plusieurs joueurs sont susceptibles de suivre. C’est le meilleur moyen d’être mis hors-jeu ! ». Mike Caro, en partant du Théorème de Sklansky, estime que lorsqu’on a efficacement décrypté le jeu de ses adversaires, il faut tout faire pour qu’ils restent sur la table un maximum de temps possible, histoire de consolider le pot, et donc, vos gains potentiels !

Mike Caro est loin d’avoir tort. Mais Andy Morton, en tant que mathématicien très pointilleux et rigoureux, est intervenu pour compléter l’affirmation de la légende. Selon Morton, la stratégie de Caro est erronée lorsqu’il s’agit de parties impliquant des pots multiway. Le Théorème de Morton veut que vous poussiez un adversaire à jouer une main faible car ce dernier peut encourager finalement n’importe qui à vous suivre ! Et qui sait, peut-être l’un de ces joueurs mal à l’aise a une main suffisamment forte pour vous battre ?

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