Les légendes du poker

On sait que, comme nous, vous aimez les histoires. Qui ne les aime pas ? Et si vous lisez cet article, vous aimez aussi le poker. Nous avons donc eu l’idée de vous raconter le poker comme on ne vous l’a jamais montré. C’est un jeu tellement mystérieux que les légendes sont nombreuses. Nous avons choisi de vous présenter les plus incroyables, que vous pourrez ensuite raconter à votre entourage entre deux parties !

« A chip and a chair »

Cette histoire est culte dans l’univers du poker. Elle témoigne de l’improbabilité de certaines situations qui se retournent au tout dernier moment. Et elle a donné une leçon de philosophie au protagoniste pour laisser cette célèbre phrase à la prospérité. Jack Straus, dit « Treetop » a enchaîné deux coups de maître à peine croyables. Pendant les World Series of poker de 1982, Jack a perdu un coup et se lève de la table pensant avoir fait tapis et tout perdu. Lorsqu’il reprend son paquet de cigarettes, il découvre qu’en dessous se trouvait son tout dernier jeton de 500$. Il décide de tenter le tout pour le tout et se rassoit à la table. C’est ainsi qu’il gagne le titre de champion en emportant les parties suivantes. Il en déduit très sagement que si vous avez un jeton et une chaise, vous pouvez gagner (« If you have a chip and a chair you can win »). D’où la célèbre expression « A chip and a chair » !

Il entre une deuxième fois dans la légende grâce à l’histoire suivante. Alors qu’il est dans une partie délicate avec des enjeux importants, Jack relance sur une main mal assortie 7-2. Le flop sort 7-3-3. Jack mise et ne se laisse pas impressionner par son adversaire qui relance avec une très grosse somme, qui laisserait entendre que sa main est gagnante. Straus est joueur et s’aligne alors qu’un désespérant 2 vient boucler la turn.

Notre héros décide d’aller jusqu’au bout et mise une grosse somme, même s’il sait qu’il a perdu par les faibles espoirs de la river, cette dernière carte de table. Sur un coup de génie, ou complètement fou, Jack propose à son adversaire de payer pour voir une de ses cartes au choix pour la modique somme de 25$ afin de déstabiliser et convaincre sur son bluff. Il se dit alors que si son adversaire voyait soit son 7, soit son 2, il penserait alors à une paire de 7 ou de 2, étant donné la mise qu’il a faite au pré-flop. L’adversaire paie et voit le 2. Il réfléchit un long moment avant de jeter ses cartes à la défausse et laisse Jack emporter la partie. Cette histoire de bluff est connue comme le loup blanc dans le monde du poker, et on se demande comment cet homme a pu avoir autant de chance et de culot pour entrer par deux fois dans la légende du poker.

Le président Nixon, grand amateur de poker

Plus connu pour le scandale du Watergate, Richard Nixon a d’autres raisons de faire parler de lui. En effet, avant d’être Président des Etats-Unis, Nixon a connu une belle carrière de joueur de poker. Il affirme d’ailleurs que c’est grâce aux compétences développées en tournois qu’il a pu entrer en politique ! Réputé comme étant un véritable requin, on sait qu’il ruinait sans scrupule les marins de la Navy pendant des missions en mer lors de la Seconde Guerre mondiale. Si la guerre a appauvri des nations entières, Nixon, lui, s’est considérablement enrichi pendant cette période, grâce au poker. Avec sa bankroll, il décide de financer sa campagne pour entrer au Congrès américain en 1946, qu’il intègre avec succès. Comme une vie politique est souvent publique, il savait que sa réputation de flambeur pourrait lui porter préjudice et cessa toute activité de poker en 1952, alors même qu’il se propose en tant que vice-président d’Eisenhower.

La plus longue partie de poker

Cette dernière histoire crée parfois la polémique, car on ne sera jamais vraiment sûrs qu’elle se soit déroulée telle qu’on la raconte. Nous l’avons choisie pour son caractère extraordinaire, et il n’y a pas de fumée dans feu ! Tout ne peut pas être inventé, n’est-ce pas ? En 1949, Nick Dandalos, dit « le Grec » invite son grand ami Johnny Moss pour une partie de poker aux enjeux conséquents dans un casino désormais célèbre, le Binion’s Horshoe, à Las Vegas. Les deux compères qui devaient se retrouver pour quelques heures autour de la table y restèrent 5 mois de manière continue (en dehors des pauses-dodo bien entendu !). Pour varier les plaisirs, ils jouèrent à toutes les variantes possibles et imaginables du poker. Pendant le jeu, Johnny amputa le Grec de millions de dollars et comme dans tout récit incroyable, la phrase de fin de partie est restée dans l’Histoire. Nick Dandalos aurait dit : « Mr Moss, I’m afraid I have to let you go », ce qu’on pourrait traduire par : « Mr Moss, je crains de devoir vous laisser partir ». Cette partie peut être considérée comme l’ancêtre des World Series of Poker, dont le fameux Johnny Moss en a gagné 3 titres.

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